Ramona Nagabczyńska (CA/PL)

Née à Toronto, Ramona a fait ses classes à l'École de Ballet de Varsovie avant de suivre les apprentissages en danse contemporaine de l'Ecole supérieure de musique et d'art figuratif de Francfort et de la Contemporary Dance School de Londres. Elle est également diplômée en études culturelles à l’Université des sciences sociales de Varsovie. Ramona a collaboré avec de nombreuses compagnies et artistes comme le Polish Dance Theatre, Fleur Darkin, Emma Martin, David Wampach, Ula Sickle, Rebecca Lazier, Maria Stoklosa, Alex Baczynski-Jenkins, Marta Ziółek, Paulina Ołowska et Clod Ensemble. Elle développe ses propres projets artistiques depuis 2009 : New (Dis)Order (en 2014, avec la compagnie Aerowaves Priority), RE//accumulation, The Way Things Dinge, pURe, etc. Ramona est soutenue par l’APAP, un projet co-financé par l’Union européenne dans le cadre du programme Europe Créative.

  

Ramona Nagabczyńska (CA/PL): The face

La nouvelle performance solo de Ramona Nagabczyńska s’intéresse à l’utilisation du visage en danse. Le danseur et le spectateur accordent tous deux une importance particulière à cette partie de l’anatomie. Il en demeure pas moins que la terminologie et le discours manque dans la culture occidentale pour décrire l’étendue chorégraphique des expressions faciales. Durant l’entrainement, il y a également très peu de retour sur les expressions du visage du danseur, toutefois le visage est très spécifique au genre et au temps et donc sujet à une intention chorégraphique. Le domaine de la danse contemporaine utilise cette fameuse phrase “garde ton visage neutre”. L’impossibilité d’avoir un tel visage “neutre”, de demeurer immuable de façon prolongé suggère plutôt que ce soit autant un effet de mode que la coiffure puisse l’être. Le visage, autant en danse qu’en art en général, est un champs de bataille culturel, politique et idéologique. La culture post internet, en biotechnologie et les récentes recherches en neurologie suggèrent maintenant qu’il est impossible de prendre l’expression d’un visage pour acquis. Un des paradoxes du visage c’est qu’il est la partie de l’anatomie la plus regardée et en même temps la plus invisible parce que complètement obscurcit par l’affect. Les performances de Ramona abordent la grande histoire dans la petite, l’ensemble d’une chorégraphie dans cette même chorégraphie et pose des questions sur la possible relation entre le visage et le corps, le visage et le tout.

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